La Postérité du soleil est un ouvrage co-écrit par l'écrivain Albert Camus et le poète René Char, agrémenté de photographies d'Henriette Grindat.

 Référence : Albert Camus/René Char, La postérité du soleil, éditions Gallimard, 80 pages, novembre 2009, isbn 9782070127788


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La Postérité du soleil est née de la grande amitié qui lia les deux hommes après la libération. Leur rencontre s'est faite aussi sous le signe du département du Vaucluse, René Char, installé à L'Isle-sur-la-Sorgue, fera connaître à Camus ce Luberon qu'il aima tant au point de vouloir s'y installer et d'y acheter une maison. C'est d'ailleurs là-bas à Lourmarin qu'il est enterré tout près de cette maison dont il n'a guère profité et que sa fille Catherine habite depuis de nombreuses années. Leur amitié est donc aussi une question de terroir et de mode de vie.

 C'est un éditeur suisse Edwin Engleberts qui publia en 1965 l'édition originale, œuvre de bibliophilie tirée seulement à 120 exemplaires 1. Elle en faisait aussi une œuvre confidentielle réservée à quelques-unes et c'est sous l'impulsion de René Char 2 que cette nouvelle publication fut rendue possible  3.

     

 Cet ouvrage est resté longtemps confidentiel mais la correspondance des deux hommes fait plusieurs fois allusion à ce projet de 'livre sur le Vaucluse' représentant la trace tangible de leur amitié. Si le livre fut pratiquement prêt depuis des années, il ne parut que bien après la mort de Camus avec un texte d'ouverture de René Char.

 « Les poèmes sont limpides comme l'eau de la fontaine de Vaucluse » a écrit un journaliste à propos de cet ouvrage dont les photos monochromes d'Henriette Grindat rehaussent le ton lumineux des textes et dont la postface de René Char est un hymne à l'amitié.

 Au-delà de l'exposition d'une amitié et d'un amour commun pour ce terroir, c'est l'affirmation que même le soleil disparu, il reste encore la lumière et l'espoir malgré tout que magnifie Camus dans cette citation : « Demain, oui, dans cette vallée heureuse, nous trouverons l'audace de mourir contents ! » La photographie représentait aussi une certaine idée de la permanence solaire, la fixation d'un éblouissement à travers le prisme du mélang d'ombres et de lumière. « Comment montrer, écrit René Char dans son poème d'ouverture, sans les trahir les choses simples, données entre le crépuscule et le ciel ? Par la vertu de la vie obstinée, dans la boucle du Temps artiste, entre la mort et la beauté. »


           

Impression soleil levant (Monet)

Éditions

  • La postérité du soleil, éditions de l'Aire, Préface de Jean Romain, Lausanne, 1986.
  • La postérité du soleil, éditions Gallimard, collection Blanche, 2009, isbn10 : (ISBN 2-07-012778-8), isbn13 : (ISBN 9782070127788)
  • Albert Camus et René Char, Correspondance 1946-1959, éditions Gallimard, 2007, (ISBN 978-2070783311)
  • Jacques Chabot, Albert Camus, la pensée de midi, Éditions Édisud, Centre des écrivains du sud, 2002, (ISBN 2-7449-0376-0)

Notes et références

  1. Cette édition du 15 octobre 1965 se fit en in-folio, 428x340mm, avec feuilles sous chemise et coffret de l’éditeur recouvert de toile verte, 152 pages
  2. La parution de La Postérité du soleil s' est accompagnée d’une exposition à l’Hôtel de Campredon – Maison René Char,à l’Isle-sur-la-Sorgue en 2010.
  3. Note des éditions Gallimard pour la publication dans la collection Blanche

Liens externes

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